© MSR, Toulouse
Le cycle des travaux d’Hercule mis au jour sur le site de la villa de Chiragan (Martres-Tolosane, Haute-Garonne) constitue l’un des ensembles majeurs du musée.
Il faut probablement imaginer ces sculptures intégrées au niveau supérieur des murs d’une très grande salle ou d’un long portique et ne pas oublier que dans l’Antiquité les oeuvres étaient rendues très expressives grâce aux couleurs vives, aujourd’hui disparues, qui les recouvraient en grande partie.
Chaque scène est composée comme un tableau, mais certaines figures débordent parfois du cadre. Le marbre utilisé est très certainement un marbre pyrénéen de la haute vallée de la Garonne. Toutes ces sculptures seraient donc l’oeuvre d’un atelier du sud de la Gaule.
Il faut préciser l’importance du culte d’Hercule, infatigable héros voyageur et guerrier accompli. Les lieux de dévotion qui lui sont consacrés se rencontrent au niveau de nombreux croisements de voies dans les campagnes, de sources auprès desquelles les pasteurs abreuvaient leurs troupeaux et aussi tout le long de la voie que le héros aurait emprunté, du sud de l’Espagne à l’Italie, et qui prit d’ailleurs son nom puisqu’on la nommait voie herculéenne. Ceci rend moins étonnant un tel attachement au héros dans le cadre d’une villa, celle de Chiragan, vouée entre autres à l’économie pastorale et située au pied des Pyrénées, non loin de la péninsule Ibérique avec laquelle Hercule entretient des liens très forts.
Hercule était Héraclès, la Gloire d’Héra, dans la mythologie grecque, fils de Zeus et d’une mortelle, Alcmène. Héra, soeur et épouse de Zeus, rendit Héraclès fou au point que celui-ci tua ses propres enfants. Désemparé, il rendit visite à la pythie de Delphes, la célèbre prophétesse qui interprétait les oracles du dieu Apollon. Elle conseilla à Héraclès de se mettre au service d’Eurysthée, son cousin afin d’expier sa violence et ses fautes. C’est donc Eurysthée qui lui ordonna d’accomplir des travaux pendant douze ans.
Neuf travaux assez complets sont mis en valeur dans le musée.
Sur celui-ci, Hercule ramène à son cousin Eurysthée le sanglier d’Érymanthe qui ravageait la région de l’Arcadie. Eurysthée est si effrayé qu’il se cache dans une jarre.
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