Tarn-et-Garonne (82)

Musée Ingres [Montauban, 82]

Collection : Les collections graphiques

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  • Portrait d’Aline Desgoffe - Jean-Auguste-Dominique Ingres
  • La Porteuse d'eau - Emile-Antoine Bourdelle
  • Projet pour le concours du monument aux morts de la guerre de 1870 - Emile-Antoine Bourdelle
  • Projet d'ensemble pour le monument aux morts de la guerre de 14-18 à Montauban - Emile-Antoine Bourdelle
  • Projet d'ensemble  pour le monument aux morts de Montauban de la guerre de 1914-1918 - Emile-Antoine Bourdelle
  • Projet pour le monument aux morts de la guerre de 14-18 à Montauban (de profil avec quatre colonnes) - Emile-Antoine Bourdelle
  • Projet pour le monument aux morts de Montauban de la guerre de 1914-1918 - Emile-Antoine Bourdelle
  • Etude pour la France, verso - Emile-Antoine Bourdelle
  • Etude pour la France recto - Emile-Antoine Bourdelle
  • Etude pour la France (de trois quart, à gauche) - Emile-Antoine Bourdelle
  • Aux combattants du Tarn et Garonne - Emile-Antoine Bourdelle
  • Tête de femme couverte d'un voile (verso) - Emile-Antoine Bourdelle
  • Cesette - Emile-Antoine Bourdelle
  • Césette, la croix - Emile-Antoine Bourdelle
  • Saint Ongé - Emile-Antoine Bourdelle
  • Tête de vieille femme - Emile-Antoine Bourdelle
  • Personnage couché sur la terre - Emile-Antoine Bourdelle
  • Paysan à la houe - Emile-Antoine Bourdelle
  • Mïoün - Emile-Antoine Bourdelle
  • Troupeau de boeuf -  Anonyme

Les dessins d’Ingres

Bien qu’ils ne soient exposés que par roulement, les dessins d’Ingres, au nombre de quatre mille cinq cent sept, constituent certainement la plus grande richesse du musée, et justifient pleinement son appellation et sa réputation. Il s’agit du fonds conservé le plus important puisque comparativement le musée du Louvre en possède cent vingt, celui de Bayonne quatre vingt dix, et celui de Cambridge quarante.

Ces dessins, classés successivement par Armand Cambon, Jules Momméja, Daniel Ternois et Georges Vigne, ont été conservés dans de mauvaises conditions. En effet, une grande partie d’entre eux a été présentée pendant plus de soixante-dix ans, subissant les conséquences que l’on connaît bien sur la conservation des œuvres graphiques. Longtemps collés sur des planches, ils sont remontés au fur et à mesure de leur étude et de leur présentation.

Outre leurs qualités esthétiques évidentes, ces dessins - croquis, esquisses ou études très poussées - permettent de comprendre l’ensemble de l’œuvre de l’artiste. Ils soulignent ses qualités de dessinateur, permettent d’appréhender ses techniques d’exécution, la part de collaboration de ses élèves, ses choix et les versions successives des compositions. Ils renseignent également sur la chronologie de son œuvre, sur son activité d’illustrateur ou sur des projets jamais achevés.
Suivant la nomenclature établie par Georges Vigne, on distinguera parmi cet ensemble les compositions historiques, les compositions religieuses, les compositions mythologiques, les tableaux troubadour, les décorations, les frontispices et les illustrations, les compositions projetées, les portraits, les paysages, les figures et les draperies non rattachées à des tableaux et les copies.

Les cartons inédits

Ils sont au nombre de cent, provenant des collections Ingres, Cambon, Lacroix et Gatteaux. Quelques sondages y ont été réalisés en 1911, 1922 et 1955, ce dont témoignent les étiquettes successives collées sur le plat des portefeuilles.

Les cartons d’Ingres

C’est grâce à la perspicacité d’Armand Cambon, qui avait compris l’intérêt de l’ensemble du fonds d’atelier d’Ingres pour la connaissance et l’analyse de son œuvre, que la totalité de la documentation du peintre fit partie du legs de 1863.
Sur les cinquante-trois cartons provenant du legs d’Ingres, quatorze contenaient primitivement les œuvres du maître (dessins, calques, copies) dans des classeurs à dos cloutés. Ces dessins offrent un éclairage irremplaçable sur son atelier et ses collaborateurs. Les quarante-trois autres cartons, indissociables de ses collections d’antiquités, renferment des « gravures de qualité et d’importance diverses allant de l’image au trait, découpée dans un livre, jusqu’aux superbes planches de Piranèse » qui mettent en lumière l’utilisation des gravures comme documents de travail. Les gravures les plus importantes sont surtout celles faites d’après les œuvres de Poussin, Raphaël ou Andréa del Sarto.

Les cartons de Cambon

Les quatorze portefeuilles provenant de la collection de Cambon ont été étudiés à l’occasion d’une maîtrise effectuée en 1992 par Laurence Cames. Huit d’entre eux contiennent les dessins préparatoires aux œuvres de Cambon, réalisés sur des supports divers.
Les achats destinés au musée parmi lesquels on distingue des feuilles de ou attribuées à Pisanello, David, Hubert Robert, Borromini…sont rassemblées dans deux cartons, l’un consacré aux figures et l’autre aux paysages.

Les gravures d’après Ingres

Outre le recueil des œuvres d’Ingres, gravées par Reveil et publiées par Magimel, le musée conserve une série, sans doute la plus complète connue, des estampes réalisées d’après les œuvres du maître : « Les grandes estampes conservées au musée Ingres dans d’imposants cadres dorés, en partie achetées par la municipalité, en partie données ou léguées par l’artiste, permettent de penser, sinon à une intention délibérée de réaliser une véritable série, du moins à une volonté d’harmoniser les différentes gravures, par le format, la technique et l’esprit. Leurs auteurs sont peu nombreux : Calamatta, Pradier, Richomme, Sudre et Henriquel-Dupont ».

Grâce à un dépôt de l’Etat de 1912, le musée conserve également un bel ensemble des planches gravées au début du XXe siècle par Jean Coraboeuf.

Les dessins et œuvres graphiques du XXe siècle

Parmi les collections graphiques du XXe siècle, on retiendra le fonds Bourdelle (publié en 2001), les dessins de Lucien Andrieu, de Marcel-Lenoir et de François Desnoyer ainsi que ceux de Paulette Ferlin et les dessins et estampes de Dautry.

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